Galerie Laizé

10, rue de l’Église
Bazouges-la-Pérouse


OLIVIER GARRAUD


du 21-03-2021 au 30-05-2021


Samedi et dimanche 15h30-17h30



Vernissage le 21/03/2021 à 12h

Lieu : sur place




La convergence des formes


Dans sa pratique Olivier Garraud oppose un style graphique sobre et enfantin emprunté aux coloriages, à la bande dessinée et une ligne éditoriale acerbe, critique proche des slogans de journaux satiriques. La plupart de ses oeuvres sont répertoriées à L’Office de dessin, une forme de cabinet que l’artiste a imaginé et créé en 2016. Il regroupe une collection de series de dessins dans laquelle il pioche au grés des lieux d’exposition où elles sont montrées.

 

Dans ses expositions, les phrases chocs côtoient dessins et sculptures illustrant un monde en noir et blanc qui met en exergue l’absurdité de la société et ses incohérences.  A travers des scénographies immersives, l’artiste pousse les visiteurs à se questionner sur leurs propres contradictions. Il les invite à prendre part aussi aux sujets qu’il soulève comme notamment l’écologie, l’éthique et la politique. Derrière un esprit provocateur cher à nos caricaturistes, la liberté d’expression d’Olivier Garraud montre à quel point le monde actuel, binaire et manichéen, noir ou blanc, comme la gamme chromatique qu’il utilise, laisse peu de place aux débats philosophiques et constructifs.

 

Dans le cadre de son exposition à la galerie Laizé, l’artiste poursuit ce travail autour du stéréotype et de l’image onomatopéique chère à la bande dessinée. Un langage universel dont le message instantané et direct va à l’essentiel. Le cliché poussé à l’extrême est ainsi pour l’artiste une façon d’aller droit au but. Le proverbe “Il n’y a pas de fumée sans feu” correspond à cet esprit sans équivoque formalisé par la série de sculptures Signaux noirs. Ces objets à la fois sculpturaux et graphiques représentent une forme commune à tous: le nuage de fumée noire. Ce symbole de l’industrie polluante, dont les volutes nauséabondes sont provoquées par la négligence humaine, se diffusent bien au-delà des territoires urbains. Les oeuvres renvoient en quelque sorte à des phylactères en trois dimensions qui illustrent la déliquescence.

Plus d'infos sur l'artiste ici   









Signaux noirs, Olivier Garraud, 2020. Photo: Germain Herriau
Signaux noirs, Olivier Garraud, 2020. Photo: Germain Herriau