Galerie Thébault

23, rue du Maine
Bazouges-la-Pérouse


CHLOÉ JARRY


du 20-03-2011 au 05-06-2011


les week-ends de 14h30 à 18h



Vernissage le 20/03/2011

Lieu : Galerie Laizé




“Je sollicite la rencontre entre des situations où l’espace de l’art se rencontre avec la vie. J’aime le trouble, lorsque ces deux espaces se superposent, se mélangent. Il y a alors un aller-retour incessant entre ses deux espaces (mental ou physique). Pour arriver à mon but, je simplifie, je dépouille au maximum une situation familière jusqu’à ce qu’il ne reste que la forme d’un objet, symbole de quelque chose de plus grand.

Mes sculptures sont des doubles, comme des souvenirs proches qui découlent de l’accumulation de faits routiniers (la façon de tourner la clé dans une serrure capricieuse, de connaître l’emplacement précis des prises électriques chez soi).

De cette matière, m’est venue une passion. Cette matière qui imprime chaque geste et qui est pour autant si capricieuse. J’ai choisi de la faïence comme matériau « de coulée » pour copier ces objets. Elle induit des transformations de la forme : torsion non contrôlée durant les étapes du moulage, du séchage, de la cuisson… Ces accidents m’intéressent ; ils sont opposés à la prise électrique lisse sortie de l’usine. Chaque faïence est différente, ainsi cette forme échappe au circuit de la production sérielle industrielle. La forme à peine tordue crée une étrangeté. Elles sont aussi discrètes que leurs modèles. Elles créent une fracture du quotidien.
La faïence, une fois travaillée, puis cuite, peut perdre jusqu’à 13% de sa taille. Cette perte d’échelle reste pour autant discrète, les formes rapetissées se sont encore plus détachées de leur modèle, de l’empreinte de celui-ci.

Mes sculptures habitent l’espace que je leur propose. Elles ne changent en rien ses fonctions, elles le marquent simplement. Ce sont des appendices d’un autre lieu parallèle. J’ai exploité le hors champ que suggèrent mes sculptures. Ainsi deux réalités se superposent. Avec des reproductions de poignées, je suggère une installation plus grande ; ou une situation quotidienne en plaçant des artefacts de chaussons à l’entrée de la salle d’exposition.
Ces éléments ne sont pas dans leur contexte malgré leur situation spatiale correcte. Les sculptures sont à leur place malgré une fracture, un écart. Elles ne sont pas ce que leur forme et leur place nous indiquent.” C.J.











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