Galerie Thébault

23, rue du Maine
Bazouges-la-Pérouse


ALEXANDRA ROGER ET ARNAUD VÉRIN


du 07-10-2012 au 16-12-2012


les weekends de 14h30 à 18h00



Vernissage le 07/10/2012 à 12h00

Lieu : Galerie Laizé




Démons & Merveilles


Alexandra Roger et Arnaud Vérin sont diplômés de l’école des Beaux-Arts d’Angers.

Les céramiques d’Arnaud Vérin sont un ensemble d’animaux et personnages qui semblent émerger de l’univers des “freaks”. Leurs couleurs vives s’opposent à leurs allures inquiétantes. De cette dualité émane une interaction entre l’univers imaginaire et débridé de l’enfance et le monde réel et  cruel de l’adulte.

Inventaire, classification et archivage sont les notions qu’Alexandra Roger développe dans une pratique où la bibliothèque en tant qu’espace organisationnel du savoir et de la connaissance tient une place prépondérante. Elle réalise des installations et des éditions qui perturbent et mettent en exergue les principes qui régissent cet univers omniscient.

Dans leurs pratiques artistiques, les fondements inhérents aux cabinets de curiosité sont sous-jacents. L’exposition d’Arnaud Vérin, intitulée « La conjonction » et réalisée en mars 2012 à l’espace Daviers à Angers, reprend des notions propres aux cabinets. Un espace nommé “le corridor” accueille différentes œuvres en céramique. Elles sont exposées dans des vitrines, sur des étagères et sur les murs intérieurs de la pièce. À l’extérieur, des peintures murales intitulées les “Conjonctions” dialoguent avec cet habitat préfabriqué. Ces scènes, les créatures et les personnages mystérieux nommés « Tricéphale », « Tétons d’or », « Chien acéphale » et « Le couple errant à cheval » forment un ensemble hétérogène. La scénographie invite le spectateur à déambuler dans un univers surréaliste à l’instar de certains cabinets d’histoire naturelle du XVIIème siècle où créatures hybrides inspirées des légendes ou de la littérature religieuse réalisées à partir de fragments d’animaux peuplaient les vitrines de collectionneurs.

« Rdv pour un diplôme » est une exposition d’Alexandra Roger présentée en 2011 dans le cadre de son DNSEP à l’école des Beaux-Arts d’Angers. La pièce centrale est un bureau sur et dans lequel l’artiste a présenté quelques-unes de ses œuvres. Constitué de multiples tiroirs et  compartiments,  ce bureau évoque les mobiliers que certains amateurs de cabinets utilisaient pour ranger leurs collections. Ce bureau, que l’artiste considère comme un objet relationnel qui permet la rencontre et la discussion et qui appelle, par son statut, à la négociation, symbolise néanmoins un espace personnel de travail ou l’on range et amasse un ensemble de documents. A travers ce mobilier, l’artiste parle d’un savoir accumulé au cours du temps qui est archivé et stocké de manière subjective. Reflet de l’identité de l’individu, cet espace symbolique renferme une mémoire stratifiée, un palimpseste en perpétuel recommencement.




Dans le cadre de l’exposition, les deux artistes interrogent à travers un dispositif proche du cabinet de curiosités la valeur intrinsèque de l’objet d’art. À partir d’une scénographie singulière dans laquelle des œuvres hétérogènes cohabitent et se confrontent, les artistes invitent les spectateurs à se questionner sur la valeur travail d’une œuvre et sa plus-value artistique.

Commissaires de l’exposition et artistes exposants, Alexandra Roger et Arnaud Vérin ont invité 16 plasticiens à participer à la constitution de ce cabinet : Zenn Al Charif, Charlotte Agricole, Elodie Brémaud, Charles Coturel, Quentin Debenest, Marie de Geuser, Clémence de Montgolfier, Sophie Gaucher, Michael Gauthier Julie Gayral, Benjamin Jaud, Niki Korth, Quentin Lannes, Ronan Le Creurer, Émilie Thibaudeau et David Robert.








Le
Le cabinet d'Aloe Worm, Musei Wormiami historia, 1655