Galerie Rapinel

25, rue de l'Église
Bazouges-la-Pérouse


PIERRE GALOPIN


du 15-03-2015 au 31-05-2015


Weekends de 14h30 à 18h (+ mar > dim 14/04 au 10/01, sauf 01/05)



Vernissage le 15/03/2015 à 12h00

Lieu : Galerie Laizé




Peinture, peintures


" Diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Rennes en 2008, Pierre Galopin conserve de cette formation un attachement aux techniques enseignées. Dès lors, il envisage sa démarche comme un défi à relever : comment continuer à faire de la peinture aujourd’hui ?

 

Il décide d’aborder la problématique d’un point de vue technique et travaille scrupuleusement en procédant à des tests, en élaborant une « cuisine de la peinture », pour atteindre son objectif : remplir une surface tout en parvenant à atteindre un effet esthétique.

 

Privilégiant des châssis aux formats standards (portrait ou paysage), il les travaille toujours au sol selon une logique qu’il s’est imposée. Il recouvre entièrement la toile d’une première couche de vernis à l’huile, puis, dans l’urgence induite par l’alchimie des produits entre eux, d’une seconde couche de vernis à l’eau. Les résultats sont aléatoires, difficiles à anticiper. Une fois la rencontre provoquée, la peinture prend son autonomie en quelques minutes, furtives et déterminantes. Il n’y a pas de place à l’erreur, seulement à l’accident. De la vitalité de l’application s’ensuit celle du résultat, toujours différent d’une toile à une autre. Ici, pas de répétition possible. Il n’est d’ailleurs question de séries qu’à posteriori, au regard de l’ensemble de toute sa production. "

Morgane Estève, extrait.




" Pour mon exposition à Bazouges la Pérouse, les principales questions qui se sont soulevées étaient : quoi exposer, et comment ? Questions standard, inhérentes à toute exposition et d’une banalité acquise. La question du choix est une donnée fondamentale dans ma pratique de peintre. Fondamentale car le plus souvent inexistante ; le choix de la couleur, du geste ou de la composition étant volontiers nié au profit d’une production de surface, de remplissage. Le questionnement de la peinture est décalé vers les moyens et les techniques pour peindre. Il s’agit ensuite d’assumer un résultat aléatoire et systématiquement différent.

J’ai donc choisi de ne pas choisir, et d’emmener toutes les peintures que j’ai à disposition à l’atelier. Choix qui peut se révéler dangereux. S’agit-il d’une vue d’atelier ? D’un transfert d’espace de stockage ? D’une volonté primaire de remplir l’espace ? D’une rétrospection ? D’une installation ? D’une réserve ? S’agit-il vraiment d’une exposition de peintures ? (...) "