Galerie Rapinel

25, rue de l'Église
Bazouges-la-Pérouse


LAURENT GRIVET


du 25-03-2012 au 03-06-2012


les weekends de 14h30 à 18h et du mardi au dimanche entre le 7 avril et le 7 mai (rendez-vous galerie Laizé)



Vernissage le 25/03/2012 à 12h00

Lieu : Galerie Laizé




" Si on pouvait évaluer la vitesse d’une image, celle des photographies de Laurent Grivet devrait se situer entre 20 et 30 km/h. Il ne s’agit pas de la vitesse des sujets, ni de la vitesse d’obturation, non plus de la célérité du photographe, mais de quelque chose qui les traverse et qu’on retient en parcourant l’ensemble de ses séries. Un léger vent tiède et persistant, entre 20 et 30 km/h, environ.

Laurent Grivet voit les choses arriver, puis partir. À un certain moment, il peut décider d’être photographe, ou pas. Mais s’il déclenche, il fonde ce moment et décide, sans rien prétendre, qu’avant ce geste les choses arrivaient et qu’après elles partiraient, ce qu’anticipe tragiquement toute photographie : on croit saisir alors qu’on signe une disparition. {...}" Gaël Grivet




À la galerie Rapinel, Laurent Grivet présente une série photographique intitulée « Nuit ». Ces clichés, réalisés dans une commune de lʼagglomération rennaise, sont des vues de nuit de jardins publics ou privés. Ces vues représentent des fragments dʼun lotissement, archétype des aménagements urbanistiques propres aux communes rurales en pleine expansion. Les photographies de Laurent Grivet questionnent la manière dʼhabiter la nuit. Ce territoire est généralement fréquenté par nécessité ou habitude (fumer une cigarette, sortir le chien ou les poubelles) et non pour ses qualités intrinsèques, comme si ces paysages nocturnes n’existaient que pour eux-mêmes, seuls à attendre le lever du soleil. Laurent Grivet les sort de leur anonymat. Ils montrent à travers son objectif les relations quʼentretiennent la lumière artificielle et la nuit, les effets de matière et de couleur produits par cette rencontre. Il fait vivre ces espaces comme des habitats à part entière habités par la nature, le mobilier urbain et lʼarchitecture.Ces photographies nous plongent dans un monde mystérieux proche de l’univers lynchien. Dans Blue Velvet, film de 1986, David Lynch rend le quotidien étrange notamment lors de scènes de nuit où les personnages principaux se promènent dans leur lotissement. En parallèle à ces visions nocturnes, il valorise aussi le monde des insectes, monde tout aussi mystérieux qui éveille nos peurs et nos fantasmes.

Exposition coproduite avec la galerie Le Carré d’Art de Chartres de Bretagne.








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© Laurent Grivet - Nuit